Personnes sous main de justice : dispositifs de santé mentale

La loi du 18 janvier 1994, avec la création des premiers secteurs de psychiatrie en milieu pénitentiaire, a très largement modifié la prise en charge sanitaire du justiciable, du prévenu, du condamné.

La prise en charge en milieu pénitentiaire doit tenir compte d'une clinique particulière où dominent passage à l'acte et pathologies spécifiques en articulation avec le cadre carcéral contenant et le parcours judiciaire du détenu. Bien que l'existence d'une corrélation entre les troubles mentaux et la criminalité soit fortement contestée, de nombreux délinquants présentent des troubles de la personnalité qui justifient le recours à des mesures ordonnées par le magistrat.

Depuis les lois du 12 décembre 2005 et du 5 mars 2007, le champ d'application de l'injonction de soins et du suivi socio-judiciaire s'est étendu au-delà des infractions à caractère sexuel. Ce qui implique pour les professionnels de santé de questionner la place, les fondements et les finalités de ces soins en milieu pénitentiaire et hors des murs.

Les différents professionnels du soin doivent ainsi pouvoir appréhender les maillages santé-justice et se repérer dans les dispositifs de traitements judiciaires et sanitaires des personnes sous main de justice. Pour ce faire, il est nécessaire de les aider en leur permettant d'accéder à des apports théoriques variés des domaines judiciaires, psychiatriques et criminologiques et de pouvoir partager des expériences pratiques avec des acteurs de terrain.
 
Sylvie BROCHET,
psychologue clinicienne
(parcours en milieu pénitentiaire et en psychiatrie adulte CMP),
responsable pédagogique à l'Afar.

TABLEAU RÉCAPITULATIF


Tableau récapitulatif
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